C'est le film incontournable de la semaine !

Incontournable car nous retrouvons le trio de choc qui avait fait plus de 4 millions d'entrées en 2001. "Tanguy" d'Etienne Chatiliez à l'humour grinçant et féroce avait mis en scène Sabine Azéma, André Dussollier et Eric Berger dans le rôle du jeune homme qui ne voulait pas quitter le nid familial. 16 ans d'absence du cocon parental passés en Chine et voilà Tanguy de retour !

Les héros de l'histoire ont vieilli mais le contexte n'a pas changé. Paul et Edith mènent désormais une vie de séniors retraités, bien dans leur peau, tranquille, existence rythmée entre golf, sport sans souci du lendemain. Tanguy, lui, est parti vivre avec son épouse Mei-Lin dans l'Empire du Milieu et a eu une fille, Zhu (Emilie Yili Kang)

Tout va pour le mieux donc, jusqu'au jour où le fils, effondré,  est de retour chez ses parents. Mei-Lin l'a quitté pour un autre et Tanguy débarque avec sa fille ado à Paris.

"On est là et on t'aime", déclare Edith dans un premier temps ajoutant, à la façon de son fils, un proverbe chinois:  "On ne peut empêcher les oiseaux noirs de voler au-dessus de nos têtes mais on peut les empêcher d'y faire leur nid". Objectif du couple : sortir Tanguy de sa dépression. Père et fille s'installent. Edith et Paul compatissent. Seule une amie de la famille, semble y voir clair et affirme ironiquement, en aparté: "Vous trouvez ça normal, vous, qu'il revienne direct chez papa/maman ? Quand on connait le bestiau, on peut se poser la question !".  Trois puis quatre mois passent et Tanguy reprend ses habitudes de jeunesse avec sa fille qui adopte la même attitude.

Soudain, la suspicion s'installe et le mode opératoire d'Edith et Paul reprend, comme dans le premier film, afin d'"obliger" Tanguy au départ.

Sans raconter la fin de l'histoire, il est nécessaire de souligner qu'il faut absolument avoir vu le premier opus pour aborder le second et entrer dans le scénario.

Si ce film reste une comédie plaisante, on peut regretter que l'histoire fasse appel aux mêmes clefs et mêmes clichés. Le rire est là mais ce second scénario est sans doute trop calqué sur les mêmes ressorts comiques.

Songeons aussi que les problématiques sociétales de 2019, ne sont plus celles de 2001 qui permettait encore souvent une joyeuse insouciance entre les générations, même si, comme dans les films d'Etienne Chatiliez, l'humour se faisait déjà féroce !

 

Marie-Hélène Abrond

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