A l'assaut de Saint-Malo !

Envie de grand air, de culture, d'art et d'Histoire ? Partez le temps d'un week-end ou plusieurs jours en direction de Saint-Malo ! CulturActu s'est invité sur les remparts de la cité corsaire à la rencontre de Surcouf qui montre le chemin vers le large,  Jacques Cartier, pionnier du Nouveau Monde qui a laissé la langue française à nos amis québécois mais aussi de Chateaubriand qui repose face à la mer !

Si vous choisissez le TGV, le terminus sera Saint-Malo ! Mais pour aborder la cité malouine, rien de mieux que la mer plutôt que la route !20210711 143858 2 Partez donc de la ville de Dinard pour une traversée en bateau qui vous permettra de croiser du regard la majesté du lieu.

Les remparts de Saint-Malo virent le jour au XIIème siècle bien avant les corsaires du Roi. Un grand incendie en 1661 provoqua leur reconstruction en granit sur des plans de Vauban, célèbre pour ses fortifications à travers la France. Huit portes, trois poternes, trois bastions, avec des machicoulis et plusieurs tours composent cet ensemble classé monument historique.

Saint malo 20210711 162122 copieAu hasard de cette balade patrimoniale de deux kilomètres, vous croiserez les statues de quelques-uns des héros de la cité dont Surcouf qui vous montre le chemin vers l'Océan.

Sa famille d'origine irlandaise, réfugiée en France, Robert Surcouf  naît  à Saint-Malo en 1773. Simple mousse embarqué à 13 ans, il part comme volontaire sur la Route des Indes à 15 ans et demi. C'est là qu'il apprend les techniques de navigation. S'il est considéré comme un héros des mers par les malouins, c'est pour son audace et son courage dans les guerres maritimes qui opposèrent la France à l'Angleterre.

A proximité de la statue, vous croiserez la maison du Québec qui a toute sa place dans la cité grâce à Jacques Cartier.

Jacques Cartier, c'est l'un des explorateurs du Nouveau Monde et surtout du Canada auquel il a laissé à nos amis québécois , la  langue française à laquelle ils sont si attachés. Jacques Cartier est lui aussi né  à Saint-Malo bien avant Robert Surcouf en 1491, soit un an avant la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb.

 

Au coeur de la Renaissance et de ses grandes découvertes, ce fils de pêcheurs malouins, commença sa carrière comme marin, la poursuivit comme maître-pilote avant d'être promu capitaine de navire par François 1er. Avec deux missions: explorer le passage du Nord-Ouest pour trouver le passage vers l'Asie et de nouvelles terres pour installer un établissement français. 20210711 172448 2Béni par l'Evêque de Saint-Malo en 1535, au sein de la cathédrale Saint Vincent (ci-contre), il aborde alors les côtes de Terre-Neuve et commence la colonisation de celle qu'on appela la Nouvelle France.

Au détour de la cathédrale de style roman et gothique datant du XIIème siècle (et en partie détruite en 1944) admirez la rosace puis poursuivez votre balade au coeur des ruelles pavées.

La visite peut s'allonger mais si vous n'êtes que de passage à Saint-Malo, à marée basse, poursuivez la balade à pieds direction le Grand Bê. Cet ilôt inaccessible à marée haute y accueille la sépulture de François René de Chateaubriand, autre période, romantique cette fois, qui surplombe la cité malouine. 

20210711 152559Rappelons simplement, que l'auteur des Mémoires d'Outre-Tombe est lui aussi né au coeur de la cité  en 1768. Tout en haut, au bord de la falaise, cette "rencontre" nous montre son attachement à sa région natale. Il est d'ailleurs possible de visiter sa résidence  au château de Combourg  à une quarantaine de kilomètres de là.  Au dessus de la falaise, le lieu majestueux et sauvage, ouvert sur la mer,  est l'occasion d'une pause, loin de la foule des rues de Saint-Malo au coeur d'une nature sauvage et préservée. 

 

Reportage et photos

Marie-Hélène Abrond

Publié le 25 juillet 2021.

20210711 153131

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ajouter un commentaire